Montrer à son enfant qu’on l’aime

Récemment j’ai lu « La kinésiologie spéciale enfants » d’Audrey Mée.

L’objet de cet article n’est pas de décrire le contenu de ce livre, mais de revenir sur une phrase qui m’a particulièrement interpellé. Elle dit que la plupart des enfants qu’elle reçoit dans son cabinet ne se sentent pas aimés …

Quoi !!??? Déjà je pense que les parents qui n’aiment pas leurs enfants sont très rares… mais ceux qui sont prêts à payer des séances de kinesiologie pour leurs enfants ne peuvent PAS ne pas aimer leurs enfants !

Et elle ne dit pas « quelques enfants » mais bien « la plupart » … Pour moi c’est un truc de dingue !!

Donc bien sûr en tant que maman la première question que je me pose c’est … est-ce que mes enfants se sentent aimés ?? Bien sûr si je leur demande ils vont me dire oui ! Parce qu’en tant que parents on leur dit qu’on les aime, on leur fait des cadeaux, on leur organise des sorties…

Tout ça se joue à un niveau plus inconscient… Donc j’ai voulu mener mon enquête avec l’aide de mon ami ChatGPT. Et ce qu’il m’apprend est très intéressant !!

Il m’explique que pour les adultes et les enfants plus grands il y a 5 langages de l’amour (concept popularisé par Gary Chapman) et que selon les personnes on va se sentir aimé si la personne en face utilise un de nos langages de l’amour. A savoir :

  • Les cadeaux
  • Les paroles valorisantes, les compliments, le fait de dire « je t’aime »
  • Le toucher, les moments calins
  • les services rendus
  • le temps de qualité

Mais pour les bébés ça marche pas pareil… on imagine bien qu’un bébé ne va pas être sensible aux cadeaux ou aux services rendus. Pour un bébé, tout passe par le corps.

Imaginez, vous passez 9 mois dans une piscine chauffée à 37°. Vous n’avez pas besoin de vous nourrir ni de respirer puisque tout arrive déjà dans votre organisme. Vous ne connaissez pas la faim, vous ne connaissez pas le froid. Tout ce que vous avez à faire c’est de vous laisser porter et bercer.

Et puis… tout s’arrête brutalement. Vous êtes aveuglé par la lumière, votre peau et vos poumons rencontrent l’air froid. Vous expérimentez la faim, la gravité, vous perdez tous vos repères d’un coup sauf… maman, papa, les frères et soeurs, ce battement de coeur et ces voix familières. Vous vous accrochez à ces repères parce qu’ils sont votre sécurité. Et le besoin du bébé c’est de se sentir en sécurité. Pour lui sécurité = amour.

Et comment faire en sorte qu’un bébé se sente en sécurité ? Il se sent en sécurité dans les bras.

C’est tellement simple et en même temps tellement tellement exigeant !!!

Je me souviens encore des premiers mois passés avec mon premier enfant. C’était un bébé qui ne supportait pas d’être posé, il fallait tout le temps l’avoir dans les bras. Et on me conseillait de ne pas trop le prendre, pour l’habituer, à le laisser pleurer, ne pas aller le voir tout de suite, pour l’habituer aussi.

Aujourd’hui ça me semble dingue… et encore plus dingue que ces croyances persistent. Croyez bien que je suis une maman bien différente avec ma fille qui a bientôt un an qu’avec mon grand qui a 14 ans.

Cette réflexion m’a ramené à une précédente lecture, « Le concept du continuum » de Jean Lidlhoff. Elle a passé plus de deux ans dans la jungle en Amérique du sud, auprès d’un peuple d’indiens qui vivent loin de la civilisation occidentale. Ici, les bébés sont portés pendant les premiers mois de leur vie, ils dorment avec leurs parents, ils ne sont jamais seuls.

Pour l’auteur cette séparation parent-enfant chez les occidentaux est à l’origine de bien des maux de notre société actuelle.

Cette « séparation » trop précoce avec les parents mènent à des croyances du type « je ne suis pas digne d’amour », « je suis aimé seulement si … »

Et ces croyances bien ancrées peuvent mené à l’age adulte à des relations toxiques avec des croyances telles que « c’est normal que l’autre me traite comme ça, parce que je ne suis pas assez »

Je pense qu’au tout début de la vie de parent, et même idéalement avant, on doit se poser la question des croyances qu’on veut ancrer chez nos enfants et faire en sorte d’adopter les comportements adéquats.

Si vous voulez que votre enfant se sente aimé quoiqu’il arrive… il va falloir répondre à ses besoins… quoiqu’il arrive… même s’il pleure pendant 2h, même à 3h du matin. Bien sûr en temps qu’humain on a le droit de craquer de temps en temps, on a aussi le droit de s’excuser (oui mêmem auprès d’un bébé). Et si on y arrive pas, on a aussi le droit de consulter un thérapeute qui va nous aider. Parce que oui l’arrivée d’un bébé nous amène à travailler sur des blessures qu’on avait mis sous le tapis jusqu’à présent… Qu’ils sont sympas ces bébé !!

Je vous donne ci-dessous quelques croyances que j’essaie (je dis bien j’essaie !) d’ancrer chez mes enfants :

  • « Je peux toujours compter sur les autres »
  • « Je suis digne d’amour, peu importe mon comportement »
  • « Je peux être moi même et être aimé »
  • « J’ai le droit de me tromper »
  • « Je suis capable d’accomplir de grandes choses

N’hésitez pas à donner en commentaire les croyances qui sont importantes pour vous

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